Trois façons de mettre sa piscine à l’abri.

Comment bien préparer sa piscine contre le risque de gel

 

Il y a des hivers qui s’annoncent plus rudes que d’autres, même lorsqu’on habite dans une région au climat plutôt clément comme le Sud de la France. Rares sont les piscines qui, une année ou l’autre, n’ont pas à affronter le risque de gel. Et ceci qu’on ait opté pour un hivernage passif ou actif (voir notre article sur l’hivernage pour tout comprendre).

En tant que professionnels, c’est un sujet auquel nous accordons beaucoup d’importance. Le gel peut notamment déformer et fissurer le revêtement du bassin, endommager les conduits d’eau entre la piscine et la pompe, voire dégrader cette dernière. Ceci parce que l’eau gelée prend plus de volume que l’eau liquide.

Comment s’en prémunir ? Suivez le guide !

1ère solution : flotteurs et gizzmos (hivernage actif ou passif)

C’est la solution la plus simple à mettre en œuvre, et aussi la moins coûteuse. Pour quelques euros seulement, vous pouvez disposer des flotteurs à la surface du bassin. Ces éléments en plastique mesurent en général 50 cm et sont lestés pour tremper à la surface de l’eau. Ils sont compressibles et peuvent encaisser la pression exercée par la dilatation de l’eau lorsqu’elle gèle, au lieu que celle-ci s’exerce sur les parois et les équipements.

Il faudra accrocher entre eux plusieurs flotteurs afin de créer une ligne sur toute la diagonale du bassin – ou la longueur et la largeur si vous habitez dans une région très froide – puis fixer ceux situés aux extrémités à l’extérieur de la piscine. Rassurez-vous : ils sont légers et faciles à manipuler.

Les flotteurs sont recommandés dans les régions où il gèle régulièrement, et particulièrement dans les piscines dotées d’une structure béton, alu ou acier.

Les gizzmos rendent le même service que les flotteurs, à ceci près qu’ils sont un peu plus petits (30 cm), vides à l’intérieur et conçus pour protéger les skimmers, au fond desquels ils se vissent.

2ème solution : le thermostat ou coffre hors-gel (hivernage actif)

Une eau en mouvement est un terrain nettement moins propice au gel. En faisant tourner la filtration plusieurs heures par jour, on évite donc à sa piscine d’être prise dans la glace.

Mais cela nécessite soit une vigilance de tous les instants, soit de faire tourner le système automatiquement plusieurs heures par jour en prévention du risque de gel.

Une alternative consiste à installer un thermostat ou un coffret hors-gel qui mettra en route la filtration lorsque la température approchera de 0°C. Cette solution a aussi l’avantage de protéger l’ensemble du circuit hydraulique (bassin, skimmers, conduits, pompe). Il nécessite toutefois de veiller à ce que le niveau d’eau ne baisse pas trop.

L’avantage de posséder une pompe à vitesse variable est qu’on peut alors la régler en basse vitesse, histoire de consommer le moins d’énergie possible, puisqu’il s’agit juste de mettre l’eau en mouvement, et non de la filtrer.

> Lire aussi sur le blog : Les avantages des pompes à vitesse variable

3ème solution : le convecteur (hivernage passif)

Pour protéger la pompe de piscine contre le gel, et si le local technique est isolé, une solution consiste à raccorder un convecteur au circuit d’eau en le réglant sur le mode hors gel. Ce système a l’avantage de protéger toutes les installation du local technique et d’éviter d’avoir à vidanger et réamorcer la pompe.

Dans le cas de cette solution, nous vous conseillons d’en discuter au préalable avec un spécialiste.

Pour aller plus loin sur le sujet, nous vous conseillons aussi la lecture de ces articles :

> Comment réussir l’hivernage de sa piscine ?

> Local technique piscine : où et comment le construire

> Comment choisir le bon système de chauffage pour sa piscine


On vous souhaite un bon hiver en attendant le retour de la baignade !

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